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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 18:10

6EME ANNIVERSAIRE DE LA CRISE SYRIENNE -

RASSEMBLEMENT SAMEDI 18 MARS A 14H30

PLACE DU CAPITOLE A TOULOUSE

 
 


 

Six ans après les premières manifestations en Syrie, la situation dans le pays constitue aujourd’hui l’une des pires catastrophes humanitaires de notre époque. Pour briser le cycle de la violence qui détruit le pays, il est indispensable que les responsables rendent des comptes.
 
Alors que la Cour Pénale Internationale est bloquée depuis des années en raison du veto russe et chinois, il existe d’autres moyens pour essayer de briser la spirale d’impunité pour les crimes commis en Syrie. En parallèle aux actions pour faire cesser le bain de sang en Syrie, il est indispensable de mettre un terme à l’impunité des auteurs d’atrocités de masse.
 
En ce mois de mars 2017, qui marque le 6ème anniversaire du conflit, plusieurs rassemblements en solidarité du peuple syrien auront lieu en France, autour du 18 mars.
 

A Toulouse l'association « TOULOUSE SYRIE SOLIDARITÉ » appelle à un rassemblement

le samedi 18 mars à 14h30 place du Capitole.

 

En tant que militant.e.s d’Amnesty International France, nous vous incitons à vous joindre à ce rassemblement. Nous porterons ensemble, haut et fort, notre message pour la protection de la population civile et contre l’impunité des responsables des crimes de guerre et contre l’humanité en Syrie.

 

Pas d'impunité  pour les crimes commis en Syrie

SIGNEZ LA PETITION

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 16:37

 

2016 : un monde de plus en plus divisé et dangereux

Les dirigeants du monde entier ont multiplié

les discours de haine et de peur

favorisant le repli identitaire,

développant une rhétorique du « nous contre eux ».

Des discours qui menacent directement

les droits et libertés de milliers de personnes.

Une réthorique dangereuse

Les droits humains sont de plus en plus menacés et remise en cause par la multiplication des  discours des dirigeants politiques fondés sur la peur, l'accusation et la division pour remporter le pouvoir.

Les réfugiés, premières victimes

36 pays

ont violé le droit international en renvoyant illégalement des réfugiés dans des pays où leurs droits étaient menacés.

Tous les droits sont menacés

Partout dans le monde, la liberté d’expression est menacée par une vague de répression très vive qui frappe la Chine, l’Égypte, l’ Éthiopie, l’ Inde, l’ Iran, la Thaïlande ou en encore la Turquie. Celles et ceux qui s'opposent aux autorités et dénoncent ces discours, sont les premières cibles présentées souvent comme des obstacles au développement économique, à la sécurité ou à d'autres priorités.

Dans 22 pays,

des personnes ont été tuées pour avoir pacifiquement défendu les libertés fondamentales.

 

Partout dans le monde, des gouvernements restreignent les libertés publiques au nom de la lutte contre les menaces terroristes. Des mesures de sécurité intrusives ont ainsi été adoptées, tel l’état d’urgence prolongé pour la France ou une série de lois sur la surveillance au Royaume-Uni.

 

Partout dans le monde, les discriminations augmentent. La politique de l'« homme fort » se traduit par une montée de discours antiféministes et défavorables aux lesbiennes, gays et personnes bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI). La tendance est mondiale et fait craindre une multiplication d’ attaques fondées sur l'origine ethnique, le genre, la nationalité et la religion.

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 13:29

Des  nouveaux chroniqueurs pour le dernier enregistrement des "Chroniques Amnestiennes" sur les droits humains dans le monde en pleine action :

  1. Les migrants à la Frontière franco-italienne;
  2. La liberté d'expression en Egypte,
  3. L'enfer dans la Prison Syrienne de Saidnaya ,

A écouter sans modération

Publié par Amnesty Groupe Albi
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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 14:04
 

 

 
Entre 2011 et 2015, chaque semaine, des dizaines de prisonniers ont été exécutés. Des pendaisons de masse réalisées dans le plus grand secret lèvent le voile sur une véritable politique d’extermination.
 
Dans cette prison, les pendaisons se sont déroulées une à deux fois par semaine, habituellement le lundi et le mercredi, au milieu de la nuit.
 
DES PENDAISONS DE MASSE CHAQUE SEMAINE
 
En cinq ans, pas moins de 13 000 personnes ont été pendues en secret à Saidnaya.
 
Jusqu'à 50 personnes peuvent être pendues en une seule nuit. Les corps des victimes sont emportés en camion et enterrés secrètement dans des fosses communes. Leurs familles ne sont pas informées du sort qui leur a été réservé. On assure aux détenus qu'ils vont être transférés dans une prison civile en Syrie. Au lieu de cela, ils sont emmenés dans une cellule située au sous-sol de la prison, où ils sont passés à tabac. Ils sont ensuite transférés vers un autre bâtiment de la prison, toujours sur le site de Saidnaya, où ils sont pendus. Pendant tout le processus, les victimes gardent les yeux bandés. Elles ne savent pas quand ni comment elles vont mourir, jusqu'à ce que la corde leur soit passée autour du cou.
 
« Ils les laissent [se balancer] là pendant 10 à 15 minutes. Certains ne meurent pas parce qu'ils sont légers. Surtout les jeunes, car leur poids ne suffit pas pour les tuer. Des assistants les détachent alors et leur brisent la nuque ».
 
Un ancien juge qui a assisté aux pendaisons.
 
Des détenus emprisonnés dans les étages situés au-dessus de la « salle d'exécution » ont signalé qu'ils entendaient parfois le bruit de ces pendaisons.
 
« En collant l'oreille contre le sol, on pouvait entendre un bruit, comme une sorte de gargouillement. Cela durait environ 10 minutes... Nous dormions au-dessus de personnes en train de mourir étouffées. Cela me paraissait normal à ce moment-là ».
 
« Hamid », ancien militaire arrêté en 2011.
 
UN VÉRITABLE ABATTOIR HUMAIN
 
Des victimes de Saidnaya ont livré des témoignages effrayants quant à la vie à l'intérieur de la prison. Ils évoquent un monde soigneusement pensé pour humilier, dégrader, rendre malade, affamer et au final tuer ceux qui s'y trouvent enfermés.
 
Le sol des cellules est couvert de sang et de pus émanant des blessures des prisonniers.
 
Nombre des prisonniers ont déclaré avoir été violés ou parfois contraints de violer d'autres détenus. La torture et les coups sont infligés régulièrement en vue de sanctionner et d’humilier, entraînant souvent des lésions durables, des handicaps, ou la mort. Les cadavres des détenus sont ramassés par les gardiens chaque matin, vers 9 heures.
 
« Chaque jour, il y avait deux ou trois morts dans notre aile… Je me souviens que le gardien nous demandait combien il y en avait. Il disait : « Cellule n° 1 – combien ? Cellule n° 2 – combien ? Et ainsi de suite... »
 
« Nader », ancien détenu de Saidnaya.
 
La nourriture et l'eau sont régulièrement supprimées. Lorsque les gardiens apportent la nourriture, ils la jettent bien souvent sur le sol des cellules, où elle se mêle au sang et à la saleté. Les rares personnes qui arrivent à sortir de Saidnaya font en général la moitié du poids qu'elles avaient en arrivant. Par ailleurs, Saidnaya est régie par son propre ensemble de « règles spéciales ». Les prisonniers ne sont pas autorisés à faire du bruit, à parler ni même à chuchoter. Ils sont contraints d'adopter certaines positions lorsque les gardiens entrent dans les cellules, et le seul fait de regarder les gardiens peut leur valoir la mort.
 
 
 
 
UNE POLITIQUE D’EXTERMINATION
 
Le but de cette politique et ces pratiques qui s’apparentent à des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, approuvées au plus niveau du gouvernement syrien, est d’écraser toute forme de dissidence au sein de la population.
 
Aucun prisonnier condamné à la pendaison à la prison de Saidnaya n'a été jugé dans le cadre de ce qui pourrait ressembler à un véritable procès. Avant d'être pendues, les victimes ont droit à une procédure sommaire, qui dure une ou deux minutes, devant le soi-disant « tribunal militaire opérationnel ». Elle est si sommaire et arbitraire qu'il est impossible de la considérer comme une procédure judiciaire.
 
Les témoignages d'anciens représentants du gouvernement, gardiens, juges et détenus permettent de se faire une idée précise de la procédure grotesque qui conduit aux pendaisons. L'ancien juge d'un tribunal militaire syrien a ainsi déclaré que le « tribunal » fonctionne en dehors des règles s'appliquant au système légal syrien.
 
« Le juge demande le nom du prisonnier et s'il a commis le crime concerné. Qu'il réponde oui ou non, il sera déclaré coupable... Ce tribunal n'a rien à voir avec l'état de droit. Ce n'est pas un tribunal ».
 
Ancien juge d’un tribunal militaire
 
Les condamnations prononcées par ce soi-disant tribunal se fondent sur de faux « aveux » extorqués sous la torture. Les détenus ne sont pas autorisés à consulter un avocat et n'ont pas la possibilité d'assurer leur défense – la plupart ont été soumis à des disparitions forcées, détenus dans des lieux secrets et coupés du reste du monde. Ceux qui sont condamnés à mort ne l'apprennent que quelques minutes avant d'être pendus.
 
 
Les conclusions de ce rapport se fondent sur un travail de recherche poussé, mené sur une année, de décembre 2015 à décembre 2016. Au cours de nos recherches, nous nous sommes entretenues directement avec 84 témoins, dont des anciens responsables ou gardiens de la prison de Saidnaya, des anciens détenus, juges et avocats, ainsi que des experts nationaux et internationaux de la détention en Syrie.
 
Dans notre rapport précédent publié en août 2016, nous avons dévoilé que plus de 17 000 personnes sont mortes dans les geôles syriennes en raison des conditions inhumaines et de la torture, depuis le début de la crise qui a éclaté en Syrie en 2011. Ce chiffre n'englobe pas les 13 000 morts causées par les exécutions extrajudiciaires exposées dans le présent document.
 
LES POURPARLERS DE PAIX, UN ESPOIR POUR LES VICTIMES DE SAIDNAYA ?
 
Les prochains pourparlers de paix sur la Syrie à Genève ne sauraient passer ces conclusions sous silence. Mettre fin à ces atrocités dans les prisons de l'État syrien doit figurer à l'ordre du jour. L'ONU doit immédiatement ouvrir une enquête indépendante sur les crimes commis à la prison de Saidnaya et exiger que des observateurs indépendants puissent se rendre dans tous les lieux de détention.
 
Nous enjoignons aux autorités syriennes de mettre fin sans délai aux exécutions extrajudiciaires, à la torture et aux autres traitements inhumains dans la prison de Saidnaya et dans toutes les prisons gérées par le gouvernement à travers le pays.
 
La Russie et l'Iran, les plus proches alliés du régime syrien, doivent faire pression pour que cessent ces pratiques de détention meurtrières.
 

AGIR

 
STOP A L'HORREUR DANS LES PRISONS SYRIENNES !
 
Interpellez les gouvernements des États-Unis et de la Russie
 
 
 
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 17:09

ONE BILLION RISING - EDITION 2017 A TOULOUSE LE 14 FEVRIER

 
 


 

L’antenne Jeunes d’Amnesty International Toulouse vous invite à venir nombreux
 
le mardi 14 février place du Capitole de 17h à 18h
 
pour danser sur notre chorégraphie contre les violences faites aux femmes dans le monde entier ! Un moment d'échanges, de partage et de rencontres.
 
Venez aux couleurs de « One Billion Rising » : rouge et noir.
 
1 femme sur 3 à travers la planète sera battue ou violée pendant sa vie. Chaque mois de février, nous nous élevons à travers la danse pour exprimer la joie et la communauté et célébrer le fait que nous ne sommes pas vaincus par cette violence. Nous nous levons pour montrer que nous sommes déterminés à créer un nouveau type de conscience - celle où la violence sera résistée jusqu'à ce qu'elle soit impensable.
 
« One Billion Rising » est la plus grande action de masse pour sensibiliser à la violence faite aux femmes. Le nom du mouvement (« 1 milliard à se lever ») vient de chiffres alarmants de l'ONU : « 1 milliard de femmes dans le monde seront violées ou battues au cours de leur existence ». Eve Ensler, Docteurs Honoris Causa 2015 de l'UCL (Université Catholique de Louvain) est à l'initiative de ce projet mondial.


 

 
 

 

 

 

Contact Antenne Jeunes Amnesty Toulouse : amnesty.jeunes.toulouse@gmail.com
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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 08:31



 

Golrokh Ebrahimi Iraee, défenseure des droits humains et écrivaine iranienne, condamnée à six ans d'emprisonnement pour avoir écrit une fiction sur la pratique de la lapidation, a été à nouveau arrêtée.
 
 
Golrokh Ebrahimi Iraee a été ramenée à la prison d'Evin après avoir été appréhendée par des pasdaran (gardiens de la révolution) alors qu'elle était en route vers l'hôpital pour rendre visite à Arash Sadeghi, son mari. Elle bénéficiait depuis le 3 janvier d'une autorisation temporaire de sortie, dans l'attente du réexamen judiciaire par la Cour suprême en Iran de sa peine d'emprisonnement, imposée pour avoir écrit une fiction non-publiée. Le réexamen judiciaire est retardé délibérément par les pasdaran.
 
AGIR - Signer la pétition :
 
 
CONDAMNÉE AVEC SON MARI POUR « ATTEINTE AUX VALEURS SACRÉES DE L’ISLAM »
 
Golrokh Ebrahimi Iraee, a été arrêtée dimanche 22 janvier pour continuer à purger sa peine de six ans de prison pour plusieurs chefs d’inculpation, dont « atteinte aux valeurs sacrées de l’islam ». Son époux, Arash Sadeghi, purge depuis juin 2016 une peine de 15 ans d'emprisonnement à la prison d'Evin pour avoir mené des activités pacifiques en faveur des droits humains.
 
Leur demande conjointe de révision judiciaire est actuellement examinée par la Cour suprême iranienne.
 
Avant son arrestation, Golrokh nous a confié que sa peine, ainsi que celle de 15 ans d'emprisonnement imposée à son mari pour son travail pacifique en faveur des droits humains, avaient été attribuées à la 33e chambre de la Cour suprême pour réexamen, mais que les pasdaran faisaient obstacle au processus en empêchant le transfert des documents de l'affaire depuis le tribunal révolutionnaire de Téhéran.
 
Golrokh Ebrahimi Iraee a également confié que le procureur adjoint de la prison d'Evin avait admis que des irrégularités avaient eu lieu concernant leur affaire, et qu'il leur avait promis qu'elles seraient traitées.
 
Lire aussi :
 
 
QUAND L’IRAN REFUSE LES SOINS A SON MARI
 
Le fait est que, en plus de faire obstacle à la justice, les pasdaran continuent d'infliger des douleurs et de la souffrance à Arash Sadeghi en lui refusant l'accès aux soins médicaux d'urgence. Arash Sadeghi a mené durant 72 jours une grève de la faim, entre octobre 2016 et janvier 2017, pour protester contre l'emprisonnement de sa femme. Il a mis fin à sa grève de la faim le 3 janvier, suite à un tollé international et après que les autorités ont accordé à Golrokh Ebrahimi Iraee une autorisation temporaire de sortie, en lui promettant que celle-ci serait renouvelée jusqu'à ce que son affaire soit réexaminée par la justice. Une promesse qu'ils ont désormais brisée.
 
Au cours des dernières semaines, il a été conduit presque quotidiennement à la clinique de la prison en raison d'hémorragie interne, d'essoufflement et de forte toux. Les médecins disent qu'il souffre d'une grave infection pulmonaire, de problèmes gastro-intestinaux et d'insuffisance rénale et qu'il a besoin d'une longue hospitalisation afin de recevoir des soins médicaux adaptés.
 
Malgré ces mises en garde, les autorités ont refusé de le transférer vers un hôpital. Avant son arrestation dimanche 22 janvier, le ministère public avait déclaré à Golrokh Ebrahimi Iraee que les pasdaran feraient obstacle au transfert d'Arash Sadeghi vers un hôpital tant qu'elle ne serait pas retournée en prison.
 
 
L’INQUIÉTANT SORT DES PRISONNIERS POLITIQUES EN IRAN
 
La nouvelle arrestation de Golrokh Ebrahimi Iraee et l'ingérence des pasdaran dans le processus judiciaire ne sont que le dernier épisode inquiétant du traitement arbitraire et injuste de ce couple de militants par les autorités.
 
Dans un rapport intitulé Health taken hostage: Cruel denial of medical care in Iran’s prisons et publié en juillet 2016, notre organisation a rassemblé des informations qui montrent que les autorités – et en particulier le Bureau du procureur, les autorités carcérales et les agents des renseignements – refusent délibérément et de manière systématique aux prisonniers politiques l'accès aux soins médicaux dont ils ont besoin, dans de nombreux cas par cruauté, dans le but de les intimider et de les punir, ou de leur extorquer des « aveux » ou des déclarations de « repentir ».
 
 
Thématique associée
 
 
La peine de mort et la torture sont la négation absolue de la dignité humaine.
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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 16:24

 

 
A la frontière franco-italienne, des citoyen.ne.s sont poursuivi.e.s du fait de leur activité auprès de personnes migrantes ou réfugiées en provenance d’Italie. L’occasion de faire le point sur ce que dit le droit français, européen et international sur le sujet.
 
La notion de « délit de solidarité » n’existe pas juridiquement.
 
Elle a été utilisée par des associations pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme étant un usage abusif de la loi.
Cette notion se rapporte à un article du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) – article L. 622-1, datant de 1945, et qui punit jusqu’à cinq ans d'emprisonnement et une amende de 30 000 euros "toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d'un étranger en France".
 
 
Les exceptions « humanitaires » prévues par la loi
 
Jusqu’à 2012, la seule assistance légale à un étranger en situation irrégulière était soumise à la condition que celui-ci se trouve en "danger actuel ou imminent". Une condition trop restrictive pour couvrir tous les cas d’aide légitime à une personne en situation irrégulière.
 
Le 25 juillet 2012, Manuel Valls avait promis de "mettre fin au délit de solidarité qui permet de poursuivre l'aide désintéressée, apportée à des étrangers en situation irrégulière, sur la même base juridique utilisée pour les filières criminelles d'immigration".
 

Désormais, la loi prévoit qu’il ne peut y avoir de poursuites pénales lorsque l'aide à un étranger en séjour irrégulier a consisté à fournir :

- des conseils juridiques

- des prestations de restauration, d’hébergement ou de soins médicaux destinées à assurer - des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger,

- toute autre aide visant à préserver la dignité ou l’intégrité physique de celui-ci. 

 
Les protections issues de cette réforme restent restrictives dans la mesure où l’aide ne peut porter que sur des domaines précis, essentiellement humanitaires, et doit être accordée sans contrepartie « directe ou indirecte », ce qui doit être démontré.
 
 
Ce que dit le droit international et européen
 
L’assemblée générale des Nations unies a reconnu le 8 mars 1999 le droit et le rôle des individus dans la protection et la réalisation des droits humains. Les limites pouvant y être apportées doivent être exceptionnelles et en conformité avec le droit international, dans le but d’assurer notamment la protection des droits et libertés d’autrui ou pour des raisons d’ordre public.
 
Une directive européenne du 28 novembre 2002 définissant l’aide à l’entrée, à la circulation et au séjour irréguliers impose aux États membres d’adopter des sanctions à l’encontre de quiconque :
 
- aide un étranger à pénétrer sur le territoire d’un État membre, ou à transiter par un Etat membre ;
- aide sciemment, dans un but lucratif, une personne non ressortissante d’un État membre à - séjourner sur le territoire d’un État membre en violation de la législation de cet État relative au séjour des étrangers.
 
La directive précise en outre que «tout État membre peut décider de ne pas imposer de sanctions à l’égard du comportement défini au paragraphe 1, point a (aide à l’entrée ou au transit) en appliquant sa législation et sa pratique nationales, dans les cas où ce comportement a pour but d’apporter une aide humanitaire à la personne concernée ».
 
 
Ce qu’en pense notre organisation
 
1. Les actions menées par des personnes ou des organisations pour protéger les droits des migrants, des demandeurs d’asile et des réfugiés ne devraient pas être pénalisées. Les condamnations vont à l’encontre des obligations des Etats en matière de droits humains.
 
2. Les États ne doivent pas seulement prendre des mesures positives pour assurer le respect et la protection des droits des migrants et des réfugiés, ils doivent aussi s’abstenir de conduire des actions empêchant ou dissuadant tout individu ou toute organisation de fournir une assistance humanitaire à ces personnes.
 
AGIR : La France doit faire le choix de l'accueil
 
Interpellez le Président de la République : la France doit accueillir plus et mieux les réfugiés.
 

Signer la pétition

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 17:23
 

En agissant contre les injustices, vous avez permis de sauver des vies, merci pour votre action.

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 15:31

Beau succès

pour les

"10 jours pour signer" 

 

Comme chaque année, autour du 10 décembre, date anniversaire de l’adoption par l’ONU de la déclaration universelle des Droits de l’homme, le groupe Amnesty International d’ALBI invitait Albigeois, Gaillacois et Carmausins à se mobiliser pour soutenir 10 hommes, femmes ou groupes humains dont les droits humains sont violés dans leur pays.

MERCI

à tous ceux qui sont venus dénoncer les graves violations de droits humains qui leur étaient présentées (entraves à la liberté d’expression, répression de manifestations pacifiques, torture, discriminations, menaces de mort, violences sexuelles, expulsions forcées, responsabilité sociale des entreprises….) dans 10 pays différents.

Cette manifestation de solidarité a rencontré un franc succès sur les 5 sites d’information et de recueil de signatures :

- les Maisons des jeunes et de la culture d’Albi et Gaillac,

- l’Université Champollion,

- la Médiathèque d’Albi et la Médiathèque de Carmaux.

 4000 signatures papier recueillies

 550 personnes ont signé

au moins une des 10 pétitions proposées.

A cet excellent résultat, on peut ajouter les signatures en ligne sur le site dédié

www.amnesty.fr

Les signatures des pétitions papier et en ligne recueillies dans les 200 pays participants à l’opération vont être maintenant rassemblées pour être remises aux autorités des pays dans lesquels ces violations de Droits Humains ont été constatées.

Les Tarnais pourront suivre l’évolution de ces cas en 2016 soit, en écoutant l’émission mensuelle « les chroniques amnestiennes », réalisée par le groupe d’Albi, programmée sur Radio Albigès les 3° lundi, mardi et vendredi de chaque mois, soit, en se connectant sur le blog :

http://amnestyalbi.over-blog.com

 

Votre regard est une arme

Vos signatures ont du pouvoir !

 

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 22:54

A l’heure où les forces gouvernementales syriennes sont en train de prendre le contrôle de la quasi-totalité de l’Est de la ville d'Alep, des dizaines de milliers de civils doivent être protégés de toute urgence.

 

Les événements des dernières 24 heures indiquent que des civils vivant dans ces secteurs seraient victimes d’actes de représailles commis par les forces loyales au gouvernement syrien : détention arbitraire, torture, disparition forcée et exécutions extrajudiciaires. Le Haut-Commissariat de l’ONU (HCDH) aux droits de l’homme dénonce l’exécution d’au moins 82 civils, dont 11 femmes et 13 enfants, par les forces pro-gouvernementales.

 

« Nous avons été informés que des forces pro-gouvernementales ont pénétré dans des habitations et tué les civils qui s’y trouvaient, y compris les femmes et les enfants », a dit le porte-parole du HCDH, Rupert Colville.

Aujourd’hui, les blessés ne peuvent pas être évacués, et ceux qui essayent de fuir risquent leur vie.

Nous demandons que :

-      Les parties au conflit autorisent les civils, s’ils le souhaitent, à quitter la ville sans restriction et en toute sécurité, et que leur évacuation soit facilitée.

-      Un accès humanitaire soit  garanti pour que l’aide dont ont besoin les civils puisse être acheminée.

-      Les bombardements cessent.

-      Des observateurs puissent assurer le respect des droits humains et du droit international humanitaire.

 

Nous ne pourrons être à Paris pour exprimer notre solidarité avec les civils d’Alep; mais ce message veut témoigner de notre solidarité

 

Montrons au peuple d’Alep qu’il n’est pas oublié.

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Les Chroniques amnestiennes sur les droits de l'homme dans le monde

4ème lundi de chaque mois à 14h30 et 22h30 puis le vendredi de la même semaine à 13h.

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Actions Urgentes

Interview de Cathy Mayor, responsable Action urgente à Amnesty France

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