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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 08:31



 

Golrokh Ebrahimi Iraee, défenseure des droits humains et écrivaine iranienne, condamnée à six ans d'emprisonnement pour avoir écrit une fiction sur la pratique de la lapidation, a été à nouveau arrêtée.
 
 
Golrokh Ebrahimi Iraee a été ramenée à la prison d'Evin après avoir été appréhendée par des pasdaran (gardiens de la révolution) alors qu'elle était en route vers l'hôpital pour rendre visite à Arash Sadeghi, son mari. Elle bénéficiait depuis le 3 janvier d'une autorisation temporaire de sortie, dans l'attente du réexamen judiciaire par la Cour suprême en Iran de sa peine d'emprisonnement, imposée pour avoir écrit une fiction non-publiée. Le réexamen judiciaire est retardé délibérément par les pasdaran.
 
AGIR - Signer la pétition :
 
 
CONDAMNÉE AVEC SON MARI POUR « ATTEINTE AUX VALEURS SACRÉES DE L’ISLAM »
 
Golrokh Ebrahimi Iraee, a été arrêtée dimanche 22 janvier pour continuer à purger sa peine de six ans de prison pour plusieurs chefs d’inculpation, dont « atteinte aux valeurs sacrées de l’islam ». Son époux, Arash Sadeghi, purge depuis juin 2016 une peine de 15 ans d'emprisonnement à la prison d'Evin pour avoir mené des activités pacifiques en faveur des droits humains.
 
Leur demande conjointe de révision judiciaire est actuellement examinée par la Cour suprême iranienne.
 
Avant son arrestation, Golrokh nous a confié que sa peine, ainsi que celle de 15 ans d'emprisonnement imposée à son mari pour son travail pacifique en faveur des droits humains, avaient été attribuées à la 33e chambre de la Cour suprême pour réexamen, mais que les pasdaran faisaient obstacle au processus en empêchant le transfert des documents de l'affaire depuis le tribunal révolutionnaire de Téhéran.
 
Golrokh Ebrahimi Iraee a également confié que le procureur adjoint de la prison d'Evin avait admis que des irrégularités avaient eu lieu concernant leur affaire, et qu'il leur avait promis qu'elles seraient traitées.
 
Lire aussi :
 
 
QUAND L’IRAN REFUSE LES SOINS A SON MARI
 
Le fait est que, en plus de faire obstacle à la justice, les pasdaran continuent d'infliger des douleurs et de la souffrance à Arash Sadeghi en lui refusant l'accès aux soins médicaux d'urgence. Arash Sadeghi a mené durant 72 jours une grève de la faim, entre octobre 2016 et janvier 2017, pour protester contre l'emprisonnement de sa femme. Il a mis fin à sa grève de la faim le 3 janvier, suite à un tollé international et après que les autorités ont accordé à Golrokh Ebrahimi Iraee une autorisation temporaire de sortie, en lui promettant que celle-ci serait renouvelée jusqu'à ce que son affaire soit réexaminée par la justice. Une promesse qu'ils ont désormais brisée.
 
Au cours des dernières semaines, il a été conduit presque quotidiennement à la clinique de la prison en raison d'hémorragie interne, d'essoufflement et de forte toux. Les médecins disent qu'il souffre d'une grave infection pulmonaire, de problèmes gastro-intestinaux et d'insuffisance rénale et qu'il a besoin d'une longue hospitalisation afin de recevoir des soins médicaux adaptés.
 
Malgré ces mises en garde, les autorités ont refusé de le transférer vers un hôpital. Avant son arrestation dimanche 22 janvier, le ministère public avait déclaré à Golrokh Ebrahimi Iraee que les pasdaran feraient obstacle au transfert d'Arash Sadeghi vers un hôpital tant qu'elle ne serait pas retournée en prison.
 
 
L’INQUIÉTANT SORT DES PRISONNIERS POLITIQUES EN IRAN
 
La nouvelle arrestation de Golrokh Ebrahimi Iraee et l'ingérence des pasdaran dans le processus judiciaire ne sont que le dernier épisode inquiétant du traitement arbitraire et injuste de ce couple de militants par les autorités.
 
Dans un rapport intitulé Health taken hostage: Cruel denial of medical care in Iran’s prisons et publié en juillet 2016, notre organisation a rassemblé des informations qui montrent que les autorités – et en particulier le Bureau du procureur, les autorités carcérales et les agents des renseignements – refusent délibérément et de manière systématique aux prisonniers politiques l'accès aux soins médicaux dont ils ont besoin, dans de nombreux cas par cruauté, dans le but de les intimider et de les punir, ou de leur extorquer des « aveux » ou des déclarations de « repentir ».
 
 
Thématique associée
 
 
La peine de mort et la torture sont la négation absolue de la dignité humaine.
Publié par Amnesty Groupe Albi
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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 16:24

 

 
A la frontière franco-italienne, des citoyen.ne.s sont poursuivi.e.s du fait de leur activité auprès de personnes migrantes ou réfugiées en provenance d’Italie. L’occasion de faire le point sur ce que dit le droit français, européen et international sur le sujet.
 
La notion de « délit de solidarité » n’existe pas juridiquement.
 
Elle a été utilisée par des associations pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme étant un usage abusif de la loi.
Cette notion se rapporte à un article du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) – article L. 622-1, datant de 1945, et qui punit jusqu’à cinq ans d'emprisonnement et une amende de 30 000 euros "toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d'un étranger en France".
 
 
Les exceptions « humanitaires » prévues par la loi
 
Jusqu’à 2012, la seule assistance légale à un étranger en situation irrégulière était soumise à la condition que celui-ci se trouve en "danger actuel ou imminent". Une condition trop restrictive pour couvrir tous les cas d’aide légitime à une personne en situation irrégulière.
 
Le 25 juillet 2012, Manuel Valls avait promis de "mettre fin au délit de solidarité qui permet de poursuivre l'aide désintéressée, apportée à des étrangers en situation irrégulière, sur la même base juridique utilisée pour les filières criminelles d'immigration".
 

Désormais, la loi prévoit qu’il ne peut y avoir de poursuites pénales lorsque l'aide à un étranger en séjour irrégulier a consisté à fournir :

- des conseils juridiques

- des prestations de restauration, d’hébergement ou de soins médicaux destinées à assurer - des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger,

- toute autre aide visant à préserver la dignité ou l’intégrité physique de celui-ci. 

 
Les protections issues de cette réforme restent restrictives dans la mesure où l’aide ne peut porter que sur des domaines précis, essentiellement humanitaires, et doit être accordée sans contrepartie « directe ou indirecte », ce qui doit être démontré.
 
 
Ce que dit le droit international et européen
 
L’assemblée générale des Nations unies a reconnu le 8 mars 1999 le droit et le rôle des individus dans la protection et la réalisation des droits humains. Les limites pouvant y être apportées doivent être exceptionnelles et en conformité avec le droit international, dans le but d’assurer notamment la protection des droits et libertés d’autrui ou pour des raisons d’ordre public.
 
Une directive européenne du 28 novembre 2002 définissant l’aide à l’entrée, à la circulation et au séjour irréguliers impose aux États membres d’adopter des sanctions à l’encontre de quiconque :
 
- aide un étranger à pénétrer sur le territoire d’un État membre, ou à transiter par un Etat membre ;
- aide sciemment, dans un but lucratif, une personne non ressortissante d’un État membre à - séjourner sur le territoire d’un État membre en violation de la législation de cet État relative au séjour des étrangers.
 
La directive précise en outre que «tout État membre peut décider de ne pas imposer de sanctions à l’égard du comportement défini au paragraphe 1, point a (aide à l’entrée ou au transit) en appliquant sa législation et sa pratique nationales, dans les cas où ce comportement a pour but d’apporter une aide humanitaire à la personne concernée ».
 
 
Ce qu’en pense notre organisation
 
1. Les actions menées par des personnes ou des organisations pour protéger les droits des migrants, des demandeurs d’asile et des réfugiés ne devraient pas être pénalisées. Les condamnations vont à l’encontre des obligations des Etats en matière de droits humains.
 
2. Les États ne doivent pas seulement prendre des mesures positives pour assurer le respect et la protection des droits des migrants et des réfugiés, ils doivent aussi s’abstenir de conduire des actions empêchant ou dissuadant tout individu ou toute organisation de fournir une assistance humanitaire à ces personnes.
 
AGIR : La France doit faire le choix de l'accueil
 
Interpellez le Président de la République : la France doit accueillir plus et mieux les réfugiés.
 

Signer la pétition

Publié par Amnesty Groupe Albi
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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 17:23
 

En agissant contre les injustices, vous avez permis de sauver des vies, merci pour votre action.

Publié par Amnesty Groupe Albi
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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 15:31

Beau succès

pour les

"10 jours pour signer" 

 

Comme chaque année, autour du 10 décembre, date anniversaire de l’adoption par l’ONU de la déclaration universelle des Droits de l’homme, le groupe Amnesty International d’ALBI invitait Albigeois, Gaillacois et Carmausins à se mobiliser pour soutenir 10 hommes, femmes ou groupes humains dont les droits humains sont violés dans leur pays.

MERCI

à tous ceux qui sont venus dénoncer les graves violations de droits humains qui leur étaient présentées (entraves à la liberté d’expression, répression de manifestations pacifiques, torture, discriminations, menaces de mort, violences sexuelles, expulsions forcées, responsabilité sociale des entreprises….) dans 10 pays différents.

Cette manifestation de solidarité a rencontré un franc succès sur les 5 sites d’information et de recueil de signatures :

- les Maisons des jeunes et de la culture d’Albi et Gaillac,

- l’Université Champollion,

- la Médiathèque d’Albi et la Médiathèque de Carmaux.

 4000 signatures papier recueillies

 550 personnes ont signé

au moins une des 10 pétitions proposées.

A cet excellent résultat, on peut ajouter les signatures en ligne sur le site dédié

www.amnesty.fr

Les signatures des pétitions papier et en ligne recueillies dans les 200 pays participants à l’opération vont être maintenant rassemblées pour être remises aux autorités des pays dans lesquels ces violations de Droits Humains ont été constatées.

Les Tarnais pourront suivre l’évolution de ces cas en 2016 soit, en écoutant l’émission mensuelle « les chroniques amnestiennes », réalisée par le groupe d’Albi, programmée sur Radio Albigès les 3° lundi, mardi et vendredi de chaque mois, soit, en se connectant sur le blog :

http://amnestyalbi.over-blog.com

 

Votre regard est une arme

Vos signatures ont du pouvoir !

 

Publié par Amnesty Groupe Albi
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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 22:54

A l’heure où les forces gouvernementales syriennes sont en train de prendre le contrôle de la quasi-totalité de l’Est de la ville d'Alep, des dizaines de milliers de civils doivent être protégés de toute urgence.

 

Les événements des dernières 24 heures indiquent que des civils vivant dans ces secteurs seraient victimes d’actes de représailles commis par les forces loyales au gouvernement syrien : détention arbitraire, torture, disparition forcée et exécutions extrajudiciaires. Le Haut-Commissariat de l’ONU (HCDH) aux droits de l’homme dénonce l’exécution d’au moins 82 civils, dont 11 femmes et 13 enfants, par les forces pro-gouvernementales.

 

« Nous avons été informés que des forces pro-gouvernementales ont pénétré dans des habitations et tué les civils qui s’y trouvaient, y compris les femmes et les enfants », a dit le porte-parole du HCDH, Rupert Colville.

Aujourd’hui, les blessés ne peuvent pas être évacués, et ceux qui essayent de fuir risquent leur vie.

Nous demandons que :

-      Les parties au conflit autorisent les civils, s’ils le souhaitent, à quitter la ville sans restriction et en toute sécurité, et que leur évacuation soit facilitée.

-      Un accès humanitaire soit  garanti pour que l’aide dont ont besoin les civils puisse être acheminée.

-      Les bombardements cessent.

-      Des observateurs puissent assurer le respect des droits humains et du droit international humanitaire.

 

Nous ne pourrons être à Paris pour exprimer notre solidarité avec les civils d’Alep; mais ce message veut témoigner de notre solidarité

 

Montrons au peuple d’Alep qu’il n’est pas oublié.

Publié par Amnesty Groupe Albi
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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 06:00

Poursuivi pour avoir défendu nos libertés

Edward Snowden

Etats-Unis | Liberté d'expression

 

"Edward Snowden doit être gracié !"
 

Publié par Amnesty Groupe Albi
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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 06:00

Harcelée et menacée pour avoir défendu les droits humains

Eren Keskin

Turquie | Liberté d'expression

 

"Non à la persécution de cette défenseure de la minorité kurde"

 

Publié par Amnesty Groupe Albi
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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 08:20

10 ans de prison pour un SMS sarcastique

Fomusoh Ivo Feh

Cameroun | Liberté d'expression

 

"Liberté pour Fomusoh Ivo Feh condamné à 10 ans de prison pour une blague"

Publié par Amnesty Groupe Albi
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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 06:00

Torturés et incarcérés pour un graffiti

Bayram Mammadov & Giyas Ibrahimov

Azerbaïdjan | Liberté d'expression

" Liberté pour ces jeunes graffeurs ! "
 

Publié par Amnesty Groupe Albi
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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 06:00

Emprisonnée à vie sans l'ombre d'une preuve

 

Zeynab Jalalian

Iran | Liberté d'expression

 

Justice pour Zeynab Jalalian qui a été condamnée injustement à la prison à vie !

Publié par Amnesty Groupe Albi
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Les Chroniques amnestiennes sur les droits de l'homme dans le monde

4ème lundi de chaque mois à 14h30 et 22h30 puis le vendredi de la même semaine à 13h.

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Interview de Cathy Mayor, responsable Action urgente à Amnesty France

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