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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 17:58

 

10 jours pour signer- Décembre 2016

 

Comme chaque année, autour du 10 décembre, date anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, Amnesty International invite tous les citoyens du Monde

- à s’unir contre l’oubli lors de l’opération « 10 jours pour signer »

- à soutenir en nombre des hommes et des femmes dont les droits sont violés.

L’association se mobilise dans plus de 200 pays à travers le monde.

En France, des activités ont lieu dans 200 villes.

En 2015, ce sont 3,7 millions de signatures qui ont été recueillies. Suite à cette mobilisation, plusieurs personnes ont été libérées .

Cette année, cette opération se déroule du  2 au 11 décembre.

 

Programme action Groupe Albi

 

Antenne Jeunes  à l’Université Champollion : Mardi 6 et Mercredi 7 décembre

 MJC Albi Mercredi 7 et Jeudi 8 décembre

  • le 10 décembre dans 3 lieux :

Médiathèque Albi :          Vendredi 9  décembre de 10h à 19h

                           Samedi 10 décembre  de 10h à 18h ;

Médiathèque Carmaux :  Samedi 10 décembre  10h à12h -14h à 19h ;

MJC Gaillac :                    Samedi 10 décembre  10h à 18h

Dans chacun de ces lieux  aura lieu un stand avec proposition des pétitions à  signer pour les 10 cas proposés avec documentation, contacts avec les militants, information sur les actions urgentes…..

 

 

Pour signer en ligne les pétitions

pour les 10 cas proposés


https://www.amnesty.fr/10-jours-pour-signer

 

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 15:25

 

TRUMP, LA COTE D’ALERTE

 

 

 


L’élection du nouveau président américain dont les intentions menacent les droits humains, doit inciter à la mobilisation

 
Donald Trump est donc devenu à 70 ans, ce 8 novembre 2016, le 45ème président des États-Unis et l’homme le plus puissant du monde. Il est bien trop tôt pour analyser en profondeur les conséquences du « triomphe du candidat anti-système », comme titre le New York Times. Mais il est tout de même déjà temps de s’inquiéter des conséquences de ses outrances, notamment à propos des droits humains. Il ne faut pas hausser les épaules et y voir des bourdes ou des gaffes, mais bien l’expression d’une tendance mondiale de dénonciation des défenseurs des droits humains. On s’en aperçoit avec de nombreux chefs d’État, à commencer par Vladimir Poutine. 
 
Pour le secrétaire général d’Amnesty International, Salil Shetty, le président élu a suscité tout au long de la campagne de « sérieuses inquiétudes » sur l’engagement de son pays en faveur des droits humains. Disons-le dès aujourd’hui tout net à M. Trump, nous ne relâcherons pas  nos efforts contre l’arbitraire et l’injustice, la démagogie et la forfaiture. Nous refusons les politiques haineuses, xénophobes et sexistes.
 
Et sur ce plan, Amnesty International risque d’avoir du pain sur la planche. Après ses propos nauséabonds  sur les migrants, qualifiés de « criminels » et de « violeurs », sur les musulmans « qui représentent un problème », son projet de construction d’un mur de séparation avec le Mexique sur la frontière sud du pays est une grave menace pour la paix dans la région. Sur le contrôle des armes, sujet qui divise la société américaine, au regard des innombrables tueries de masse dans des établissements scolaires, des  centres commerciaux, des cinémas, Trump est un fervent défenseur du second amendement, qui autorise le port d’armes. Il réclame même la suppression de plusieurs « zones libres » d’armes, essentiellement des lieux publics, des universités, etc. Trump s’oppose également à la fermeture de Guantanamo, et se prononce même en faveur de la pratique du waterboarding, torture qui consiste à plonger la tête d’un suspect sous l’eau afin de provoquer l’asphyxie. De quoi inquiéter Margaret Huang, directrice d’Amnesty États-Unis.  Mercredi matin, elle estimait que  la « rhétorique toxique du président élu et de quelques autres ne peut tenir lieu de politique gouvernementale ».
 
Amnesty attend donc le président élu de pied ferme. Et entend poursuivre le combat, en faveur de l’abolition de la peine de mort, dont Trump est un farouche partisan. Sur ce plan, une partie de l’opinion semble lui donner raison. En Californie deux référendums étaient soumis ce même 8 novembre aux électeurs. L’un visant à abolir la peine de mort a été perdu, l’autre visant à accélérer les exécutions a été adopté. En Oklahoma, c’est un référendum en faveur de l’inscription de la peine de mort dans la Constitution de l’État qui a été adopté. Et enfin au Nebraska, la décision d’abroger la peine de mort, prise l’année dernière par la Chambre locale, a été rejetée. 
 
Citoyens et militants doivent donc se retrousser les manches, là-bas, ici, et ailleurs.
 
Jean Stern, rédacteur en chef du mensuel 
 
Article publié dans "Le blog d’Amnesty International":
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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 15:53
Le Groupe Asile de Toulouse se propose ainsi d'accueillir, d'orienter et d'accompagner juridiquement les demandeurs d'asile qui le sollicitent. Composé uniquement de bénévoles, il n'a pas vocation à remplacer les institutions et organismes officiels, mais plutôt à pallier leur insuffisance en se constituant en lieu d'accueil, d'écoute et de conseil pour les demandeurs d'asile présents sur Toulouse. Ainsi, il aide ces personnes souvent démunies à mieux saisir des procédures complexes, à se préparer aux différentes étapes de celles-ci, ou encore facilite le contact avec les avocats et d'autres associations.
 
Dans le cadre de l'arrivée de nouveaux bénévoles et de la préparation d’événements majeurs comme la Journée Mondiale des Réfugiés du 20 juin, le Groupe Asile d'Amnesty International Toulouse recherche un/une stagiaire pour participer à la structuration du groupe et prendre part activement à ses missions.

 

L’OFFRE DE STAGE 

Missions

  • participer au premier accueil des demandeurs d'asile, au suivi des dossiers et à la coordination entre les bénévoles du groupe asile,

  • accompagner les demandeurs d'asile dans leurs démarches à la préfecture, à l'OFPRA et à la CNDA,

  • mettre à jour les outils de fonctionnement disponibles pour les bénévoles du groupe asile (outils juridiques, veilles géopolitiques, contacts des partenaires),

  • recenser les personnes ressources pour le Groupe Asile (avocats, structures associatives et sociales, interprètes,...

  • organiser les formations thématiques à destination des bénévoles,

  • préparer la participation d'Amnesty International à la Journée Mondiale des Réfugiés à Toulouse en juin 2017 

Compétences

  • sensibilité sur les questions des droits humains, des migrations et des réfugiés, connaissance de la procédure d'asile en France,

  • qualités d'écoute et de compréhension, discrétion,

  • ouverture d'esprit, capacité à travailler en équipe,

  • dynamisme et capacité d'adaptation,

  • rigueur et organisation,

  • maîtrise de l'anglais, maîtrise d'autres langues (arabe, russe,...) fortement appréciée 

Formation

  • droit, sciences politiques, humaines ou sociales

Modalités

  • Rémunération : selon le montant de l'indemnité en vigueur.

  • Dates : du 1er février 2017 au 31 juillet 2017.

  • Volume horaire : à définir, mais disponibilité requise pour plusieurs réunions le soir par mois.

  • Candidature : envoi de CV + lettre de motivation avant le 10 novembre 2016 : candidature.amnesty.toulouse@gmail.com   -   Entretiens individuels mi-novembre.

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 15:58

CONTINUER A ETRE CONTRE LA PEINE DE MORT

A l’heure où les discours pro-peine de mort sont en recrudescence en France, retour sur ce qu’il faut savoir sur ce terrible châtiment.

Qu’est-ce que la peine de mort ? Pourquoi être contre ? Dans quels pays est-elle encore pratiquée ? Est-elle utile pour réduire la criminalité ? Est-elle utile face au terrorisme ? Vous vous êtes sans doute déjà posé ces questions et vous en avez sans doute déjà débattu. A l’heure où certains discours pro-peine de mort refont surface, il était important de faire le point.

Vous êtes enseignant-e et voulez parler de la peine de mort à vos élèves ? Commandez notre clé USB comprenant la vidéo. Envoyez nous par mail vos nom, prénom et l'adresse postale de votre établissement à diffusionparis@amnesty.fr

Pourquoi être contre la peine de mort ?

La peine de mort viole un des droits les plus fondamentaux : le droit à la vie. Il s’agit du châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant qui soit. Elle est fréquemment utilisée contre les personnes les plus vulnérables dans la société, notamment les pauvres, les minorités ethniques et religieuses, et les personnes souffrant d'un handicap mental. Certains gouvernements s'en servent pour réduire au silence leurs opposants. Là où les systèmes judiciaires sont défaillants et où les procès iniques sont monnaie courante, le risque d'exécuter un innocent est toujours présent.

Lorsque la peine de mort est appliquée, c'est irréversible. Si une erreur est commise, elle ne peut être réparée. Un innocent peut être libéré de prison pour un crime qu'il n'a pas commis, mais une exécution est par nature irréversible.

Si une personne tue quelqu'un d'autre, ne mérite-t-ELLE pas de mourir aussi ?

Bien sûr, elles ont droit à la justice. Ceux qui ont perdu des êtres chers dans des crimes terribles ont le droit de voir les responsables rendre des comptes dans le cadre de procès équitables, sans recours à la peine de mort. En s'opposant à ce châtiment, nous ne tentons pas de réduire l'importance d'un crime ni de le cautionner. Cependant, de nombreuses familles ayant perdu des êtres chers affirment que la peine de mort ne permet pas réellement de soulager leur souffrance. Elle ne fait qu'étendre la souffrance de la famille de la victime à celle du condamné.

La vengeance n'est pas la solution. La réponse consiste à réduire la violence, et non à donner encore la mort. ; Marie Deans, dont la belle-mère a été assassinée en 1972

Si vous tuez quelqu'un, ne méritez-vous pas de mourir aussi ?

Non. Exécuter une personne parce qu'elle a tué de quelqu'un d'autre est une vengeance, mais il ne s’agit pas de justice.

Une société qui exécute des délinquants utilise la même violence que celle qu’elle condamne.

La peine de mort a-t-elle un effet sur la criminalité ?

Il n’existe aucune preuve crédible que la peine de mort soit plus dissuasive qu'une peine d'emprisonnement. En fait, dans les pays qui ont interdit la peine de mort, les chiffres relatifs à la criminalité n'ont pas augmenté. Dans certains cas, ils ont même baissé. Au Canada, le nombre d'homicides en 2008 était inférieur de moitié à celui de 1976, lorsque la peine de mort y a été abolie.

Qu'en est-il de la peine capitale pour les terroristes ?

Il est peu probable que la menace d'exécution arrête les hommes et les femmes prêts à mourir pour leurs convictions – comme les kamikazes. Il est en revanche fort probable que des exécutions n'en fassent des martyrs, dont la mémoire contribuera à rallier davantage de partisans au sein de leurs organisations.

Peine de mort

N'est-il pas préférable d'exécuter quelqu'un plutôt que de l'enfermer à vie ?

Chaque jour, des hommes, des femmes et même des mineurs attendent leur exécution dans les quartiers des condamnés à mort. Quel que soit le crime commis, qu’ils soient coupables ou innocents, un système judiciaire ayant fait le choix de la vengeance plutôt que de la réinsertion peut leur ôter la vie. Tant qu'un prisonnier reste en vie, il peut espérer une réinsertion, ou espérer être disculpé s'il est plus tard reconnu innocent.

Existe-t-il une méthode d’exécution « humaine » et indolore ?

Toute méthode d'exécution est inhumaine. L'injection létale est souvent présentée comme un peu plus humaine parce qu’en surface tout au moins, elle semble moins grotesque et barbare que d'autres méthodes comme la décapitation, l'électrocution, le gazage ou la pendaison. Toutefois, il ne faut pas se voiler la face : rechercher un moyen « humain » d'ôter la vie revient à tenter de rendre les exécutions plus acceptables pour la population au nom de laquelle elles ont lieu, et de permettre aux gouvernements qui exécutent de ne pas passer eux-mêmes pour des tueurs.

En quoi cela nous concerne-t-il si des sociétés différentes souhaitent recourir à la peine de mort ?

Les droits humains – dont le plus fondamental, le droit à la vie – sont universels et approuvés par la vaste majorité des pays du globe. Notre appel en faveur de l'abolition de la peine de mort rejoint les valeurs de clémence, de compassion et de pardon que prônent toutes les grandes religions du monde. À ce jour, 140 pays ont aboli la peine de mort en droit ou en pratique, ce qui montre que le désir de mettre fin à la peine capitale est partagé par les cultures et les sociétés de la grande majorité des régions du globe.

Monsieur le Ministre de la Justice : il ne faut plus exécuter aucun détenu et commuer toutes les condamnations à mort au Japon SIGNEZ

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 16:25
Film-débat Salle Arce Albi vendredi 23 septembre 21h

Violences faites aux femmes en République démocratique du Congo

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 16:14
La dernière émission sur Radio-Albigès

Ecoutez les Chroniques amnestiennes de la rentrée.

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 14:31
Bonne journée pour les droits humains au Golf d'Aiguelèze

BEAU SUCCES DE LA COMPETITION DE GOLF ORGANISEE A AIGUELEZE EN SOUTIEN A AMNESTY INTERNATIONAL

Le 27 août, pour la cinquième année consécutive, s’est déroulée la compétition de golf organisée par le Golf Club d’Aiguelèze en soutien aux actions menées par le groupe d’Albi d’Amnesty International. Cette manifestation sportive a connu un franc succès ! Une quarantaine de concurrents ont participé, par une chaude journée ensoleillée, à cette opération qui permettait de concilier « compétition et Droits de l’Homme» puisqu’il s’agissait d’attirer l’attention sur les combats menés par Amnesty International pour défendre la liberté d’expression, les personnes déracinées, lutter contre les discriminations, les violences commises contre les personnes par les états et les groupes armés, et contre la pauvreté.

Bertrand Assié, au nom du Golf club d’Aiguelèze a remis à Jean Michel Pujatte, président du groupe Amnesty International d’Albi une somme de 550 € qui permettra d’agir avec encore plus d’efficacité dans la lutte pour le respect des Droits Humains.

Les meilleurs golfeurs ont été récompensés par de nombreux lots. Amnesty International a remercié tout particulièrement VINOVALIE et la librairie GUILLOT partenaires généreux de cette manifestation.

Une belle journée pour le golf et l’information sur la lutte pour le respect des Droits Humains !

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 15:45
Compétition de Golf pour les Droits de l'Homme

 

 

Compétition de GOLF « scramble »

au profit d’Amnesty International

organisée par le groupe d’ALBI

 

 

GOLF AIGUELEZE

81600 Rivières (près de Marssac)

 

Samedi 27 Août 2016

 

Inscriptions au Club : 05 63 33 08 93

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 07:26
TURQUIE : DES ACTES DE TORTURE SUITE A LA TENTATIVE DE COUP D’ETAT - NON A LA REPRESSION GENERALISEE !

Alors que des informations font état de torture, il faut que l’État turc respecte l’État de droit et permette à des observateurs indépendants de rencontrer les détenus.

DES DÉTENUS DISPARUS

Depuis la tentative de coup d’État, de nombreuses personnes ont été détenues dans des conditions ne relevant pas de l’État de droit. Certaines ont été placées dans des centres de détention non-officiels, comme des complexes sportifs, une écurie ou encore les couloirs du palais de justice. La police maintient les suspects en garde à vue au secret pendant quatre jours ou plus.

Dans ces conditions, les familles ne savent pas où se trouvent leurs proches. Certaines ont fait plusieurs fois le déplacement jusqu'aux centres de détention d'Ankara, pour entendre à chaque fois que leur parent ne s'y trouvait pas. Les détenus ne pouvant pas consulter d’avocat, les familles n’ont aucun moyen de savoir ce qui leur arrive.

Ces conditions s’apparentent à une disparition forcée ce qui constitue un crime au regard du droit international. Cette pratique soustrait le détenu à la protection de la loi et le coupe du monde extérieur, ce qui augmente nettement le risque de torture, voire d'exécution extrajudiciaire.

Dites au président turc, Recep Erdogan, que les droits acquis de haute lutte ne peuvent pas être supprimés, même sous l’état d’urgence SIGNEZ

LE RÈGNE DE L’ARBITRAIRE

Le 23 juillet, le gouvernement turc a publié son premier décret dans le cadre des nouveaux pouvoirs que lui confère l'état d'urgence. Il augmente considérablement la durée de détention sans inculpation, qui passe de quatre à trente jours. En outre, des détenus ont été placés en détention provisoire, même en l'absence d'éléments indiquant qu'ils risquaient de prendre la fuite ou de falsifier des preuves, comme l'exige pourtant la loi. Ces conditions accroissent le risque de torture et de mauvais traitements.

Dans la plupart des cas, aucune preuve permettant de soupçonner raisonnablement les détenus d'actes criminels n'a été présentée lors de l'audience destinée à établir les inculpations, et l'audience n'a pas défini de motifs justifiant le maintien en détention dans l'attente du procès. Ainsi, les juges ont ordonné que des soldats détenus soient placés en détention provisoire au seul motif qu’ils avaient quitté leur caserne le soir du coup d'État, quelle qu'en soit la raison. Lors de l'audience concernant une détenue, le juge ne lui a pas posé une seule question.

Lorsque les juges posent des questions aux suspects, certaines n’ont aucun rapport avec les événements liés au coup d'État manqué. Elles semblent n’avoir pour objectif que d'établir des liens avec Fethullah Gülen ou des institutions qui lui sont favorables. Les autorités accusent en effet Fethullah Gülen d'avoir orchestré la tentative de coup d'État, ce qu'il dément.

Placer des personnes en détention dans le cadre d'une inculpation pénale sans apporter la preuve d'actes criminels est par définition arbitraire et illégal. Il convient d'enquêter sur ces pratiques illégales qui semblent revêtir un caractère systématique.

Lire aussi : Turquie : l'état d’urgence, risque majeur de nouvelles violations

LES DROITS DE LA DÉFENSE BAFOUÉS

Lorsqu’ils sont présentés devant un tribunal, les détenus peuvent difficilement se défendre. Outre le fait que certains soient placés en détention en l’absence de preuves de lien avec le coup d’État, dans la plupart des cas, ni les détenus ni les avocats ne sont informés des charges précises retenues à leur encontre – dans un acte d'accusation ou au tribunal – ce qui complique énormément la préparation de leur défense et compromet leur droit à un procès équitable.

Le décret du 23 juillet autorise également des fonctionnaires de la police à assister aux entretiens entre les détenus attendant leur procès et leurs avocats et à les enregistrer, et il restreint le choix des avocats. La plupart des détenus ne peuvent pas choisir leurs avocats et se retrouvent avec des commis d’office du barreau. Ils ne peuvent pas téléphoner à un avocat et, dans la plupart des cas, n’en rencontrent un que peu de temps avant d'être conduits au tribunal ou interrogés par le procureur. Certains avocats n'ont pas pu s'entretenir après les audiences avec leurs clients, pourtant maintenus en détention provisoire. Les droits de la défense sont aussi mis à mal lorsque des soldats détenus sont conduits au tribunal par groupes de 20 à 25.

« NOUS DIRONS QU’IL ÉTAIT DÉJÀ MORT QUAND IL EST ARRIVÉ ICI »

Le non-respect de l’État de droit favorise les mauvais traitements contre les prisonniers. De fait, nous avons recueilli de nombreux témoignages qui font état d’actes extrêmement graves. Des détenus sont maintenus dans des positions très douloureuses pendant des périodes pouvant aller jusqu’à 48 heures. Nombre d’entre eux ont dû rester agenouillés pendant des heures avec les mains liées derrière le dos.

Les policiers ont privé des détenus de nourriture parfois pendant trois jours, et d’eau pendant deux jours. Ces actes de torture ont été accompagnés d’insultes et de menaces. Certains détenus ont subi des agressions sexuelles et même des viols. En général, ce sont les hauts gradés de l’armée qui sont victimes des pires sévices.

D’après un témoin, des centaines de détenus présentaient aussi des marques de coups. Certains souffraient de contusions, de coupures ou de fractures osseuses. Une quarantaine était même incapable de marcher. Deux étaient incapables de tenir debout. Des policiers auraient déclaré qu'ils étaient responsables des passages à tabac et que les détenus étaient frappés « jusqu'à ce qu'ils parlent ». D'après les avocats, des détenus à la chemise couverte de sang ont été présentés aux procureurs pour être interrogés.

Malgré la violence de ces coups, certains sont privés des soins médicaux indispensables. Un médecin de la police aurait déclaré à propos d’un détenu présentant de graves blessures : « Laissez-le mourir. Nous dirons qu'il était déjà mort quand il est arrivé ici. » De ces actes de torture découlent une détresse émotionnelle extrême : un détenu a tenté de se défénestrer d’un sixième étage, tandis qu'un autre se frappait la tête contre le mur.

Or, malgré les images et vidéos de torture largement diffusées dans le pays, le gouvernement demeure incroyablement silencieux sur ces violences. Ne pas condamner les actes de torture et les mauvais traitements dans de telles circonstances revient à les cautionner.

RÉTABLIR LES DROITS HUMAINS DANS LES PRISONS

Face à ces violations, il est nécessaire que des observateurs indépendants puissent rencontrer sans délai les détenus dans tous les centres de détention, officiels et non officiels. Nous exhortons le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) d’effectuer de toute urgence une mission en Turquie afin d'évaluer les conditions de détention. En tant que membre du Conseil de l'Europe, le gouvernement turc est tenu de coopérer avec le CPT, seul organisme indépendant autorisé à mener des visites spéciales dans tous les lieux de détention en Turquie au moment de son choix.

Cette visite est d’autant plus nécessaire que l’Institution nationale des droits humains en Turquie, habilitée à se rendre dans les centres de détention à travers le pays afin d’en surveiller les conditions, a été dissoute en avril 2016, et aucune autre institution ne remplit aujourd'hui cette mission dans le pays.

Afin de soutenir la section turque d’Amnesty International face à ces événements, le secrétariat international a déployé une équipe de chercheurs qui documentent les violations sur le terrain. L'équipe en Turquie travaille avec les médias et partage les informations réunies sur les réseaux sociaux.

Nous vous invitons à créer des posts Facebook ou des Tweets pour inviter vos connaissances à signer la pétition que chaque section nationale d’Amnesty remettra à l'ambassade de Turquie de son pays à la fin du mois d’août.

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 13:47

Amnesty International condamne avec la plus grande fermeté l’attaque survenue à Nice ce 14 juillet

[15/07/2016]

Cet acte témoigne d’un mépris absolu pour la vie humaine. Nous exprimons toute notre solidarité envers les victimes et leurs familles.

La priorité est de protéger la population de possibles nouvelles attaques.
Cela doit s’effectuer dans le respect et la promotion des droits humains, seuls garants d’une société libre et diversifi
ée »

Camille Blanc, présidente d’Amnesty International France.

Ainsi, les pouvoirs relevant de l’état d’urgence, à nouveau prolongé, ne doivent pas se faire aux dépens des garanties essentielles en matière de droits humains » .

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4ème lundi de chaque mois à 14h30 et 22h30 puis le vendredi de la même semaine à 13h.

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